LBMGLBMG
  • 0

par Virginie Maurice

Le télétravail pour réduire les émissions de CO2

Le télétravail est encore insuffisamment développé en France. Pourtant, outre les bienfaits pour les salariés et les entreprises le pratiquant, c’est véritablement l’environnement qui sortirait le grand gagnant d’une généralisation de sa pratique.

Ainsi l’étude 2010 du SYNTEC consacré au Green IT est un véritable plaidoyer pour le développement du télétravail comme solution de réduction des émissions de CO2 :

« 50% des émissions de CO2 sont liées aux déplacements professionnels (source WWF, 2008), et en France, un employé́ parcourt, sur le trajet domicile-travail, en moyenne 26 km par jour. Si les salariés travaillaient en moyenne 2 jours par semaine à leur domicile, cela induirait un gain direct de plus de 800 kg de CO2 par personne et par an, soit prés de 10% du bilan carbone d’une personne. »

Outre les bénéfices liés directement à la réduction des déplacements, l’étude met en lumière l’immense potentiel de réduction d’émissions liées à la diminution des espaces de bureaux nécessaires (consommation en chauffage, éclairage, climatisation…). Selon l’étude Smart 2020 publiée en 2008, ce potentiel est de 11,7 millions de tonnes pour la France. Ce qui équivaudrait à retirer près de 5 millions de voiture de la circulation !

Même son de cloche du côté du Telework Research Network aux Etats-Unis. Dans leur étude de 2011 ‘The State of Telework in the U.S.’, les auteurs mettent en lumière que les 3 millions de télétravailleurs américains permettent d’empêcher l’émission de quelques 3,6 millions de tonnes de CO2 chaque année. Si tous les travailleurs pouvant pratiquer le télétravail (environ la moitié des actifs américains), sur une base moyenne de 2,4 jours par semaine, ce serait plus de 50 millions de tonnes de gaz à effets de serre économisés par année aux Etats-Unis. Ce qui équivaudrait à retirer des routes pas moins de 20 millions de voiture dans le pays.

A l’heure où les pouvoirs publics semblent pris de court dans la gestion des pics de pollution, une organisation en amont et efficace du télétravail dans les entreprises serait une solution efficace plus que bienvenue. Il suffirait au gouvernement de proposer quelques lois très concrètes  pour inciter les entreprises à pratiquer le télétravail en règle générale (défiscalisation des journées télétravaillées), voire même les contraindre à imposer sa pratique lors des journées de forte pollution (par des systèmes de pénalités en cas de manque), pour éviter de se trouver démunis face aux prochains pics.

Actualités, bonnes pratiques, retours d’expérience, benchmark… Particulièrement intéressée par l’innovation, les modes de vie et de travail durables, je partage sur ce blog l’expertise de LBMG et le fruit de ma veille.

Virginie
À propos Virginie
Actualités, bonnes pratiques, retours d'expérience, benchmark... Particulièrement intéressée par l'innovation, les modes de vie et de travail durables, je partage sur ce blog l'expertise de LBMG et le fruit de ma veille.

Pas de commentaires

Laisser un commentaire

Nwesletter LBMG imaginons le travail de demain

Abonnez-vous à notre Newsletter

Suivez toute l'actualité et les tendances du travail de demain !

Votre abonnement a bien été enregistré, merci !

Le télétravail pour réduire les émissions de CO2